Leçon de journalisme: Desjardins et les PCAA

Aujourd’hui, un texte à saveur économique: j’ai été envoyé samedi pour assister à la conférence de presse de Monique Leroux (Desjardins), mais le résultat n’est pas à la hauteur de mes espérances (vous pouvez toujours, pour voir sa version, consulter le blogue de ma collègue Maryse Tessier qui m’accompagnait)! Difficile de débusquer l’information importante quand on ne sait pas de quoi il est question! Je pourrai au moins affirmer y avoir apprit quelque chose: connaissant l’hermétisme du sujet, j’y suis allé pour l’expérience, pour vivre une conférence de presse, mais aussi pour le défi.

Voici l’article, mais il faut ajouter que Desjardins n’a peut-être pas fait de profits faramineux en 2008, mais il en a fait! Reste à voir ce que 2009 nous réserve…

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Desjardins et les PCAA : 1 milliard en pertes

Les papiers commerciaux adossés à des actifs (PCAA) refont surface en marge des assemblées générales du Mouvement des caisses Desjardins, où étaient présents plus de 2000 personnes, qui se sont déroulées aujourd’hui au Palais des Congrès. Monique F. Leroux, présidente et chef de la direction, n’a pu émettre, pour l’année 2009, de pronostic clair sur les PCAA qui ont privé Desjardins d’environ 1 milliard de dollars, pour un profit de 152 milliards de dollars, au cours de l’année 2008.

L’ensemble des investissements de Desjardins sous forme de PCAA pour l’année 2008 s’élève à 2,4 milliards de dollars. Ces pertes expriment bien la prudence de Desjardins vis-à-vis des PCAA, surtout si on compare ces chiffres à ceux de la Caisse de dépôt de placement du Québec. Cependant, cette perte de 40 % en valeur illustre bien l’instabilité économique de l’année 2008.

Incertitude des marchés pour 2009

Concernant la place des PCAA lors de l’année 2009, Mme Leroux a déclaré à la presse : «Ce sont des instruments financiers qu’il faut évaluer à leur juste valeur, qui varient selon les conditions du marché. Il est difficile de se prononcer aujourd’hui sur le sujet puisque nous ignorons comment le marché va évoluer, mais nous prévoyons une plus grande stabilité sur ces instruments qu’en 2008.»

Mme Leroux ne se réjouit pas, même si elle a confiance en la qualité des services offerts par la coopérative, des résultats financiers de l’an passé. Elle qui a clôturé sa première année à la barre de l’entreprise se réjouit de l’accueil qu’elle a reçu de ses confrères. Ce premier bilan financier ne semble pas remettre en question ses compétences, la turbulence économique des derniers mois venant nuire à la progression de l’entreprise : «À chaque jour suffit sa peine, mais rien n’est jamais gagné, a déclaré la principale intéressée en début de conférence de presse.»

Une question de confiance

La confiance, en ce sens, est demeurée au cœur des discussions : la reprise économique étant tributaire du retour de celle des membres envers le marché. Après un investissement de 500 millions de dollars en billets de premier rang, Mme Leroux a aussi annoncé la possibilité, dès le deuxième semestre, d’émissions de parts permanentes qui représentent un produit financier intéressant pour les particuliers, mais aussi «une façon de s’impliquer». Ceux-ci, si tout va bien, devrait s’élever de 400 à 500 millions de dollars. En privilégiant ainsi des investissements sûrs pour les membres, Desjardins espère améliorer le portrait peu reluisant, en comparaison des années passées, que dresse le bilan de 2008.

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Classé dans Économie, Journalisme

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